Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Du côté de Clio

John From

13 Novembre 2015, 21:23pm

John From

L'été, l'adolescence : tous les possibles

John From, de João Nicolau (2015)

Avec Júlia Palha, Clara Riedenstein, Filipe Vargas, Leonor Silveira...
Présenté dans la section "Las nuevas olas" du Festival de cinéma européen de Séville 2015

Rita (Julia Palha) et Sara (Clara Riedl) habitent dans le même immeuble et son amies depuis toujours. C'est l'été, il fait chaud, le temps se traîne ; l'adolescence est là pour mettre en branle les hormones avant de tomber dans un conte onirique et délirant.

John From est un énième film sur l'adolescence. Le cinéma a beaucoup travaillé ce thème, plus ou moins bien, sous des angles différents. Et João Nicolau se lance dans l'aventure. On sent que l'été est pesant, que le temps se fait long, qu'il faut parvenir à le dompter par tous les moyens. Tout change quand arrive un nouveau voisin, un photographe que Rita va chercher à conquérir. Filippe (Filippe Vargas) a la treintaine, et il ne va pas sembler saisir les avances de la jeune fille. Pourtant, le film devient alors totalement fou, déjanté dans le dernier quart d'heure, d'une façon tout à fait surprenante. Les couleurs changent et l'on pense aux fantasmes de la jeune fille à l'âge où se forme l'imaginaire par rapport au monde des idoles. Filippe est l'idole de Rita, et elle veut le séduire par ce qu'il connaît le mieux : la culture du Pacifique.

On ne saisit pas très bien ce revirement de situation, mais là se trouve l'originalité du film. La plupart des acteurs interprètent leur premier rôle ; même si aucune prestation ne sort du lot, le casting reste bon. Le scénario et la réalisation sont intéressants et la bande originale présente une musique jeune et enivrante, avec Lilly Allen notamment. Les lumières sont vives, joyeuses. Mais le point fort du film reste sa capacité à sonder un aspect de l'adolescence où tout semble possible, même les projets les plus fous.

Un rêve adolescent onirique qui reste un peu longuet

Commenter cet article