J’ai décidé d’ouvrir ce blog pour partager mes découvertes avant tout cinématographiques et quelques fois littéraires. Je m'ajoute donc aux innombrables sites web sur le sujet… Je suis ouverte à tous les genres (ou presque !) ; j’espère donc que ces remarques seront aussi diverses que variées ! Je ne prétends cependant pas faire des critiques dans les normes. Mon credo ? Partager mon ressenti, ressenti que j’ai appris à développer pour définir pourquoi cette œuvre me plaît, ou non. Je vous laisse découvrir ! N’hésitez pas à me faire vos remarques, je suis ouverte à tout, et j’adore débattre sur les films/livres, puisque c’est la seule manière de parvenir à se faire un avis construit.
Un autre film sur l'exil après la guerre civile espagnole
Cartas a María, de Maite García Ribot (2014)
Présenté en compétition officielle du documentaire à Cinespaña 2015
Prix du meilleur documentaire à Cinespaña 2015
Pedro García León a dû fuir son Espagne natale quand la guerre civile espagnole laissa place à la dictature de Franco. Il était anarchiste, affilié à la CNT, et avait peur pour sa famille qu'il laissa pourtant au pays. Il traversa alors la frontière pour arriver en France par Puigcerdà, avant de se retrouver au camp de Septfonds, puis à Toulouse, pour arriver au Vernet d'Ariège (camp pour les prisonniers considérés comme "dangereux") avant de finir en Grande-Bretagne à travailler pour l'ennemi nazi. Maite García Ribot, sa petite-fille, raconte son histoire.
Le spectateur, en visionnant ce film, assiste au travail de recherche pour retrouver la trace d'un homme qui a fuit la dictature. Beaucoup de films et de documentaires traitent de ce sujet, maintenant que la parole s'est enfin libérée en Espagne depuis quelques années. Les films de la mémoire historique (la "memoria histórica") prennent alors une place importante dans la filmographique espagnole. Certains diront que trop importante... Alors, on est à même de se demander ce que ce présent documentaire apporte de plus à la filmographie sur la guerre civile espagnole. Eh bien, peut-être pas grand chose, sauf qu'il nous montre le destin de cet homme qui pourrait être le même que beaucoup d'autres. On ressent le réel effort de véracité et de documentation : la réalisatrice a suivi toutes les traces de son grand-père et a interrogé beaucoup de personnes. Elle s'est aussi entourée de spécialistes dans divers domaines et dans les différents lieux parcourus, comme nous l'indique le générique. Elle tente de dresser le portrait de son grand-père pour lui rendre hommage à lui ainsi qu'à son père. Le travail est soigné, mais quelques fois un peu longuet. L'idée de suivre la chronologie est intéressante, mais au final on fini par s'ennuyer un peu. Alors même que l'histoire racontée est touchante et passionnante. Maite García Ribot est parvenue a combler les silences du passé, de ce passé qui est celui de beaucoup de réfugiés.