Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Du côté de Clio

Cien años de perdón

31 Mars 2016, 19:14pm

Cien años de perdón

Syndrome de Stockholm... activé

Cien años de perdón, de Daniel Calparsoro (2016)

Avec Rodrigo De la Serna, Luis Tosar, Raúl Arévalo, José Coronado, Marian Alvarez...

Valence, une matinée pluvieuse. Les voitures sont bloquées dans les bouchons. Une cominonnette noire s'arrête devant une banque et plusieurs hommes armés, arborant d'étranges masques et des ceintures d'explosifs, pénètrent à l'intérieur pour commettre un braquage. Le plan est rodé et tout devrait bien se terminer pour "El Uruguayo" (Rodrigo de la Serna) et ses acolytes dont fait partie "El Gallego" (Luis Tosar). Oui, tout devrait bien se terminer...

Cien años de perdón est de ces films qui tiennent en haleine de la première à la dernière minute. Enfin, presque, parce que les cinq premières minutes qui servent à poser l'action sont trop stéréotypées et trop rapides. Enfin, là n'est pas l'intérêt du film, puisqu'il s'agit de montrer le braquage et ses complications. Les péripéties s'enchaînent à un rythme effréné et le scénario est réussi. De plus, le film possède d'autres points forts : ses personnages, par exemple, qui se construisent au fil des minutes qui s'écoulent. Les méchants ne semblent pas être si mauvais, les "bons" ne semblent pas être si bons. En effet, Cien años de perdón tente aussi une critique de la classe politique et du pouvoir, corrompus jusqu'à la moelle, mais toujours avec beaucoup d'humour. J'avoue avoir été la seule de la salle à rire autant, mais certaines scènes sont épiques. Les accents argentins et uruguayens, avec toutes les injures que cela invoque, ont eu une part importante dans mes éclats de rire.

Les acteurs sont fabuleux. Certains sont de grosses pointures du cinéma espagnol (Luis Tosar, Raúl Arévalo, José Coronado, Marián Alvarez), d'autres des acteurs argentins que personnellement je ne connaissais absolument pas. Joaquín Furiel incarne un idiot extraordinaire, je vous assure qu'il est impossible de ne pas rire face à ses bavures. Le film tente de suivre la ligne des films de braquage, pour mieux s'en dévier puisqu'il ajoute une pointe de critique sociale. Le scénariste n'est autre que Jorge Guerricaechevarría, connu pour ses collaborations avec Alex de la Iglesia et Pedro Almodovar. Ce qui explique peut-être le ton décalé et les pointes d'humour délirantes.

Cien años de perdón

Un film grand public, absolument jouissif !

Commenter cet article