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Du côté de Clio

El tiempo de los monstruos

8 Novembre 2015, 11:58am

El tiempo de los monstruos

Un film étrange...

El tiempo de los monstruos, de Félix Sabroso (2015)

Avec Javier Cámara, Candela Peña, Carmen Machi, Julián López...
En "avant-première mondiale" au Festival du cinéma européen de Séville 2015

Un réalisateur, Víctor (Javier Cámara), invite une partie de son équipe, ses plus fidèles collaborateurs, dans sa maison pour le visionnage de son film posthume. Ils seront donc tous là : sa femme Clara (Pilar Castro) en quête de son identité, Andrea (Candela Peña) son actrice fétiche, Jorge (Jorge Monje) l'ami dentiste d'Andrea, Raúl (Julián López) son fidèle scénariste Virginia (Yaël Barnatán), la femme de Raúl, ainsi que Fabián (Secun de la Rosa) et Marta (Carmen Machi), les domestiques / infirmiers. Ils ont été réunis pour réaliser le film que Víctor ne peut plus réaliser puisqu'il est mort. Mort ? Vraiment ?

El tiempo de los monstruos est un capharnaüm sans nom. Vraiment. Tout est remis en cause, constamment. Ce qui donne un film hybride impossible à catégoriser, non pas tant dans les genres cinématographiques parce qu'il est clair qu'il les mélange, que dans le méta cinéma. Est-ce un film dans un film dans un film dans un film ? Sûrement, mais au final on se perd dans tous ces labyrinthes. Ma critique doit vous sembler incompréhensible... Il n'y a pas de personnage principal, par exemple : au début, on pense qu'ils sont tous réunis pour la mort de Víctor. Qui n'est pas mort, en fait : en tant que réalisateur du film à faire, il devient le personnage principal. En réalité, il a réalisé cinq films sans aucun scénario et sans jamais les dévoiler. Ensuite, suite à un coup de théâtre, apparaît un autre personnage principal : Jorge, celui qui n'était invité que comme accompagnant de l'actrice principale du film qui devait se tourner. El tiempo de los monstruos nous propose une remise en question permanente de notre conception de la réalité. "Seule la fin compte", diront à de nombreuses reprises les personnages. Mais le mélange de toutes les strates de fiction désoriente totalement le spectateur. Trop, surtout. Cela était peut-être le but du film, mais je vous assure que vous sortirez de la salle perplexes.

La photo est belle dans le ton de noir oppressant que sied parfaitement à ce huit-clos. Quelques touches de couleurs apparaissent, comme la blouse des domestiques / infirmiers ainsi que les cachets que ceux-ci donnent à leurs hôtes. Le casting sauve le film : un Javier Cámara toujours aussi détonnant, Carmen Machi parfaite et surtout une Candela Peña merveilleuse. Elle passe la moitié du film saoule et la totalité en string et soutient gorge apparents sous une fine robe transparente. Elle accapare l'écran par sa force d'interprétation. Son interprétation vaut le détour.

Vous pouvez choisir de tomber dans l'abîme de cet ovni ; vous prendrez alors le risque de ne pas parvenir à en extraire...

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