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Du côté de Clio

Barash

21 Novembre 2015, 22:07pm

Barash

Découverte de la douleur de l'Amour

Barash, de Michal Vinik (2015)

Avec Sivan Noam Shimon , Jade Sakori, Debir bendak, Irit Pishtan...
Présenté dans la section "Nuev@s director@s" au Festival de San Sebastián 2015
Présenté au Festival Andalesgai 2015

Naama Barash (Sivan Noam Shimon) a 17 ans, elle vit en Israël. Elle aime les mecs, l'alcool, les drogues et la fête. Sex&Drugs&Rock&Roll donc. Un jour, au lycée débarque une nouvelle, Hershko (Jade Sakori), qui lui fera découvrir tout un monde qu'elle ne connaissait pas... Notamment, elle l'initiera à l'amour et à ses douleurs.

Barash se passe en Israël, et montre une jeunesse qui se veut libre et qui se réfugie par ennui dans les drogues, l'alcool et le sexe. Naama ne déroge pas à la règle, elle qui fuit aussi sa maison où son père et sa mère ne cesse de se disputer. Sa grande soeur s'est engagé dans l'armée avant de disparaître ; elle est tombée amoureuse d'un jeune arabe et elle a fuit vivre avec lui dans une ville musulmane près de Tel Aviv. La trame sous-jacente du film est de retrouver sa trace. Mais ce qui intéresse le plus la réalisatrice est de montrer la naissance de l'amour entre deux adolescentes : on a déjà vu ça un bon nombre de fois au cinéma, c'est vrai. Je ne comparerai pas Barash avec La vie d'Adèle de Kechiche comme beaucoup l'ont fait : certes, le personnage de Hershko pourrait se rapprocher de celui d'Emma par son extravagance, mais la comparaison s'arrête là. Barash est beaucoup plus intéressant par sa simplicité, son authenticité et sa douceur. Oui.

Pour autant, il n'apporte pas grand chose de nouveau. Une jeune adolescente tombera amoureuse d'une fille qui ne s'intéresse à elle que pour passer de bons moments. L'amour sera alors douloureux... Et solitaire, puisqu'autour d'elle personne ne voudra la croire : ses parents ne savent rien de cette relation, sa soeur lui dit qu'elle n'a que 17 ans et qu'elle ne sait pas encore qui elle est. Ce film offre un premier rôle aux deux actrices principales qui incarnent très bien leur personnage. Le scénario est bien construit, la photographie est belle et réussie. La caméra capte des instants d'une grande beauté sensuelle, comme lors du premier baiser entre les deux protagonistes, mais aussi lors de leur première fois. Des instants touchants aussi, comme lors de cette première fois où Naama rit, sûrement par stress, et où Hershko se vexe ; pourtant, ce sera Naama qui finira par tomber amoureuse... Le film nous offre surtout un Israël que peu connaissent (ancré dans la réalité ? Je ne connais pas assez le cinéma israélien pour me prononcer).

Un film qui reste dans les codes d'une jeune fille qui découvre l'amour avec une autre fille. L'originalité vient du pays : Israël

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