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Du côté de Clio

Un peu, beaucoup, aveuglèment

9 Avril 2015, 06:59am

Un peu, beaucoup, aveuglèment

Un film attendu, bourré de clichés, mais terriblement jouissif !

Un peu, beaucoup, aveuglément, de Clovis Cornillac (2015)

Avec Clovis Cornillac, Mélanie Bernier, Lilou Fogli, Philippe Duquesnes...

Lui (Machin) est inventeur de casse-têtes en perdition, Elle (Machine) jeune pianiste traumatisée par les concours, qui vient de se séparer de son dominant professeur et qui part habiter seule dans un appartement pour préparer sa nouvelle épreuve. Lui n'entend pas son aménagement de la même façon et fait tout pour la dégoûter... elle tient bon, il capitule. En effet, une micro cloison les sépare : chacun entend ce que l'autre fait, tout au long de la journée. Ce qui bloque la créativité de l'inventeur qui travaille sur son nouveau bijou depuis... 7 ans, sans mettre un pied dehors.

Je change de registre : je n'ai pas pour habitude d'aller voir des comédies, romantiques qui plus est, et françaises de surcroît, vous l'aurez bien remarqué ! La raison est toute simple : j'en sors profondément déçue car il suffit d'en avoir vu deux pour connaître la trame de toutes les précédentes. Je suis donc allée voir ce film avec beaucoup d'à priori, beaucoup trop. Et Un peu, beaucoup, aveuglément, le premier film de Clovis Cornillac en tant que réalisateur, ne parvient pas à sortir de cette norme : trop attendu (vous pouvez deviner la fin en lisant le synopsis et vous tomberez juste), trop de clichés. La jeune fille coincée (chignon, lunettes é-nor-mes) qui se révèle être super canon sous son déguisement, les deux prétendus amants qui décident de s'aimer sans se voir et qui se croisent dans la rue, au bas de l'immeuble, sans se reconnaître... Chaque scène est un cliché, qu'il soit cinématographique ou sociétal.

Mais, mais ! Clovis Cornillac utilise ces clichés justement pour les déconstruire : tout est poussé au maximum, et franchement, ça fait rire, pouffer de rire du début à la fin. Notamment la scène où elle joue du piano, lui la contredit pour lui dire qu'elle détruit Chopin : il lui dicte ce qu'elle doit faire, et tous les deux ont un orgasme (de chaque côté du mur, grâce à la musique) des mieux filmés. Autre scène mémorable et orignale : le dîner de présentation de l'ami de Lui et de la soeur de Elle : soit, un dîner de chaque côté du mur, où chacun parle donc à une cloison. Mais ça marche !! La mise en scène est très réussie : véritable plus car le film passe ainsi de la comédie romantique à l'eau de rose au véritable objet cinématographique, D'autres scènes sont moins bienvenues, et la fin est un peu trop dans les clous de la comédie française et du film qui nous impose sa propre fin.

Au final, je retiendrai : une très agréable surprise (eh oui !) !

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