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Du côté de Clio

Gente de bien

8 Mars 2015, 20:35pm

Gente de bien

Les meilleures volontés ne produisent pas forcément les meilleurs résultats (malheureusement...)

Gente de bien, de Franco Lolli (2015)

(Gens de bien)
Avec Brayan Santamaria, Carlos Fernando Perez, Alejandra Borrejo... et Lupe
Semaine de la critique à Cannes 2014

Eric, 10 ans, est obligé d'aller vivre avec son père car sa mère ne peut plus s'occuper de lui. Il arrive dans une nouvelle vie qu'il ne veut pas avec sa chienne, Lupe. Son père répare des meubles chez des gens riches, dont Maria Isabel, et peu à peu Eric est reçu dans ce monde qui n'est pas le sien.

Franco Lolli a fait la Fémis et il signe avec son premier long métrage un film qui traite le thème bien classique de l'inégalité des classes. Sur ce thème, j'avais notamment vu Mon amie Victoria récemment, un très beau film français. Ici, le sujet est un peu différent puisque Maria Isabel n'exprime aucun mépris vis-à-vis de ce petit garçon ; aucun mépris ou presque puisque quand elle lui donne ses copies à corriger et qu'il les corrige bien, elle dit "qu'il les a bien corrigé, ce qui est étonnant". Elle s'attache très vite à ce petit garçon très intelligent mais totalement paumé. J'ai beaucoup aimé le sujet du film et la manière dont il était traité. Cette femme, Maria Isabel, est vraiment quelqu'un de "bien" (pour reprendre le titre du film) mais il est difficile d'aider un enfant en le sortant de sa sphère et en voulant le mettre dans un endroit où toutes les autres personnes le rejettent. Cruelle scène avec les enfants dans la piscine, d'où est tirée l'affiche. Et ces bonnes intentions qui sont quelques fois vouées à l'échec, Franco Lolli le montre à la perfection.

Les acteurs sont très bons, mention spéciale au jeune Brayan Santamaria qui incarne Eric puisque le film repose sur ses épaules. Quant à Carlos Fernando Perez et Alejandra Borrejo, ils donnent une touche très intéressante pour leurs rôles respectifs : celui d'un père perdu, pas forcément mauvais, et une femme de la "haute" qui tente desespérément d'offrir un peu de bonheur. Je ne vous dévoilerai pas la fin, mais je tiens à dire que c'est traitre de la part de Franco Lolli de finir exactement sur cette touche finale ; depuis Les Adoptés (de Mélanie Laurent sorti en 2011), je n'étais pas sortie du cinéma les yeux encore rouges des larmes qui s'en étaient échappées !

Un film fort et poignant.

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