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Du côté de Clio

Carmina y amén

12 Octobre 2014, 21:41pm

Carmina y amén

Une histoire de famille sur fond noir

Carmina y Amén, de Paco León (2014)

Avec Carmina Barrios, María León, Paco Casaus…

Présenté dans la section "Panaroma Longs-métrages" de Cinespaña 2014
Prix du public de Cinespaña 2014

Carmina y Amén est la suite de Carmina o revienta, que je n'ai malheureusement pas encore vu. Cela ne gêne pas à la compréhension de ce film ! Ici, le mari de Carmina meurt dans son salon, devant sa tv. Problème : il manque deux jours avant que sa retraite ne tombe. Carmina et María, sa fille, décident donc de cacher le mort dans le salon ou sur la terrasse pendant ces deux jours...

On m'avait dit que le film était drôle, mais moins que le précédent. J'ai donc hâte de voir le premier volet ! Celui-ci comportait certes des scènes drolissimes pour les connaisseurs, comme par exemple le perroquet "Bárcenas" qui doit aller dans la "prison" de sa cage, et qui pourrait ensuite "s'échapper". Oui, je l'avoue, j'ai éclaté d'un rire franc. Pour le reste du film, un peu moins... C'est une comédie noire, très noire. La mort est constamment présente, le cadavre du pauvre défunt recouvert de frites surgelées. La maladie aussi : Carmina n'arrête pas de tousser, vomi même dans l'évier comme si de rien n'était, mais ne cesse pas de fumer comme un pompier. Je reconnais que les actrices sont excellentes (après avoir vu María León dans Marsella, j'ai été agréablement surprise de la retrouver ici, dans un rôle un peu plus poussé vers le dramatique). Les situations cocasses s'enchaînent les unes à la suite des autres, mais finalement ne concernent pas trop le fait de cacher le défunt ; j'ai trouvé un peu dommage de s'éloigner tant du sujet principal du film, alors que les gags sur ce sujet auraient pu être nombreux. Mais finalement le sujet du film ne serait peut-être pas là, plutôt dans le fait de montrer, justement, l'environnement de cette famille, avec leurs problèmes et leurs inquiétudes. Je reconnais ne pas avoir tout à fait saisi la fin : la fille reprend les attitudes de la mère (vomir dans le lavabo, se mettre de profil à la fenêtre et fumer), comme pour montrer qu'un troisième volet allait venir couronner le tout. Ce deuxième volet est parfaitement bien tourné ; j'ai adoré ces gros plans dans les intérieurs, sur les visages des protagonistes, notamment.

Un film plus cynique que comique, un peu glauque, mais tout de même assez drôle.

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