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Du côté de Clio

Les Combattants

5 Septembre 2014, 16:25pm

Les Combattants

Un film que j'attendais de voir avec impatience

Les Combattants, de Thomas Cailley (2014)

Aavec Adèle Haenel, Kevin Azaïs...
Sélectionné dans la "Quizaine du festival de Cannes" 2014 : lauréat de 3 prix

J'ai attendu de pouvoir voir ce film avec beaucoup d'impatience, puisque la critique était très bonne, et qu'il y avait, évidemment, Adèle Haenel (vous l'aurez compris avec les films précédemment critiqués que je la trouve géniale) ! La bande annonce était plutôt prometteuse, mais j'ai été un peu déçue. Je l'ai trouvé intéressant sur certains points, mais j'ai quand même trouvé le temps un peu long.

Il est intéressant car le réalisateur joue sur les codes de la comédie romantique, et sur les choses attribuées aux hommes et aux femmes ; en effet, Madeleine est brutale, (et complètement givrée), veut s'engager dans l'armée pour pouvoir apprendre à survivre à l'apocalypse prochaine, nage des kilomètres avec des briques dans son sac, boit du maquereau en smoothie (miam !) alors qu'Arnaud est lui doux, timide, aimant, aime la pèche avec ses potes calé dans des sièges de voitures, et veut tout faire pour réaliser le rêve de Madeleine. J'ai adoré les acteurs ; c'était intéressant de voir Adèle dans ce rôle là, beaucoup moins dramatique (je la préfère cependant dans les drames, puisque dans des situations dramatiques, elle parvient à glisser une note d'humour, comme dans Suzanne, par exemple), et où elle joue avec le frère de son tout premier partenaire, Vincent Rottiers, dans Les Diables. Le film aurait pu me pousser à me poser des questions sur ce que fait l'homme sur la nature, puisque l'apocalypse approche et peut se déclencher à cause de bien des choses (épidémies, guerres de religions...), mais ça n'a pas été assez poussé. J'ai surtout été déçue parce que je m'attendais à un film drôle, voire hilarant, alors que j'ai à peine souri... J'ai surtout passé un sale moment dès qu'un renard a été piégé pour "survivre", et mangé, et qu'il a rendu malade Madeleine ; j'ai bien cru que la comédie virait au drame. Par contre, à travers les pérégrinations de ces deux personnages, j'ai ressenti un grand sentiment de liberté ; ils s'affranchissent du monde, de l'armée, et se retrouvent par choix dans la nature, seuls, à se balader, entrer dans les gares désaffectées, crier après les trains, se laisser porter par le courant d'une rivière...avant de devoir réintégrer la civilisation.

Une comédie loin des sentiers battus, mais pas vraiment hilarante.

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